Nouvelles précisions pour les conducteurs d'engins de déplacement personnel motorisés

Posté le 22/07/2020

Equipements de l'EDPM

L'arrêté du 24 juin 2020 définit des conditions relatives à l'éclairage et à la signalisation des EDPM.

Des catadioptres à l'avant, à l'arrière et sur les côtés

Outre les dispositifs réfléchissants traditionnels, les adhésifs sont désormais autorisés, s'ils sont conformes à un type homologué.

De quelles couleurs sont les catadioptres ?

Les catadioptres doivent être de couleur :

  • Blanche à l'avant,
  • Orange sur les côtés,
  • Rouge à l'arrière.

Combien faut-il avoir de catadioptres sur un EDPM et où faut-il les placer ?

  • 1 catadioptre blanc, visible de l'avant

Le dispositif rétroréfléchissant doit être fixé verticalement à l'avant et dans le plan longitudinal médian de l'EDPM. L'objectif étant d'assurer une visibilité et ainsi signaler la présence de l'EDPM aux autres usagers, vu de l'avant.

Ce dispositif peut pivoter, en fonction du braquage de la direction et, être groupé avec la lanterne avant.

En cas d'impossibilité technique, le dispositif rétroréfléchissant doit être placé de chaque côté du plan longitudinal médian de l'engin mais toujours à l'avant.

  • 1 ou plusieurs catadioptres de couleur rouge à l'arrière

Le dispositif rétroréfléchissant doit être fixé à l'arrière de l'EDPM à une distance du sol comprise entre 5 et 50 cm. Il doit toujours rester visible et ne jamais être caché par le chargement d'un éventuel porte-bagages ou, par les vêtements du conducteur de l'engin de déplacement personnel motorisé.

  • Au moins 2 catadioptres orange de chaque côté, visibles latéralement

De manière générale, les dispositifs rétroréfléchissants doivent être positionnés et fixés sur la roue. En cas d'impossibilité technique, il existe des dérogations pour les EDPM : les catadioptres doivent être positionnés, de chaque côté, à une hauteur comprise entre 5 cm et 50 cm du sol. Ils doivent toujours rester visibles.

En revanche, ces catadioptres ne sont pas obligatoires sur les EDPM dont les pneumatiques sont munis de dispositifs rétroréfléchissants conformes à un type homologué par le ministre des transports.

A quelle sanction le conducteur d'un EDPM s'expose-t-il ?

En cas de non-respect de l'une de ces mesures, l'amende est de 11 €.

Les feux de position avant et arrière

A l'avant, 1 feu de position jaune ou blanc

L'EDPM doit émettre vers l'avant une lumière non éblouissante, jaune ou blanche, la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante.

A l'arrière, 1 feu de position rouge, visible pour les autres usagers

L'EDMP doit être équipé d'un feu de position arrière la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante. Celui-ci doit être visible de l'arrière, lorsque son conducteur est installé sur l'EDPM.

A quelle sanction le conducteur d'un EDPM s'expose-t-il ?

En cas de non-respect de l'une de ces mesures, l'amende est de 11 €.

Equipements du conducteur de l'EDPM

L'arrêté du 24 juin 2020 définit les caractéristiques techniques et des conditions d'utilisation des gilets de haute visibilité, des équipements rétro-réfléchissants et des dispositifs d'éclairage complémentaire portés par les conducteurs d'EDPM.

Le gilet de haute visibilité

Il doit répondre aux conditions suivantes :

  • Il s'agit d'un vêtement porté sur le haut du corps tel une veste, une parka, un gilet, une chemise ou un chasuble.
  • Il doit respecter les règles techniques de conception et de fabrication relatives aux équipements de protection individuelle vestimentaires (définies à l'annexe II de l'article R. 4312-6 du code du travail) ; celles-ci doivent être attestées par le marquage CE.

L'équipement rétro-réfléchissant

Il doit répondre aux conditions suivantes :

  • Il doit respecter les règles techniques de conception et de fabrication relatives aux équipements de protection individuelle vestimentaires (définies à l'annexe II de l'article R. 4312-6 du code du travail) ; celles-ci doivent être attestées par le marquage CE.
  • Il se constitue d'une ou plusieurs parties et, est d'une surface totale de 150 cm2 minimum.
  • S'il n'est pas intégré au vêtement, il doit être superposé dessus, par tout moyen.
  • Il est porté sur le haut du corps : il doit être positionné à partir de la ceinture et jusqu'à la ligne des épaules ; il ne peut l'être sur le casque. L'objectif étant de rester toujours visible des autres usagers de la route.

Le dispositif d'éclairage complémentaire

Il s'agit :

  • d'un éclairage frontal ou arrière intégré dans un casque,
  • d'un éclairage avant porté sur le torse,
  • d'un éclairage arrière porté sur le dos,
  • d'un éclairage latéral porté sur le bras,

ou, de toute combinaison de ces éclairages.

Il doit répondre aux conditions suivantes :

  • Il est non éblouissant et non clignotant.
  • Il est conçu, construit et porté de manière à assurer la visibilité du conducteur qui le porte.
  • Il est conforme aux prescriptions techniques définies par les textes.

Pour que le conducteur de l'EDPM soit visible pour les autres usagers, il doit porter un dispositif d'éclairage complémentaire :

  • avant et arrière, pour tout EDPM sans guidon,
  • arrière, pour tout EDPM avec guidon.

Pour en savoir plus : Les engins de déplacement personnel motorisés : règles applicables au 1er juillet

Les engins de déplacement personnel : la fin d'un flou juridique



Arrêté du 24 juin 2020 relatif au gilet de haute visibilité, à l'équipement rétro-réfléchissant et au dispositif d'éclairage complémentaire porté par le conducteur d'un engin de déplacement personnel motorisé

Arrêté du 24 juin 2020 modifiant l'arrêté du 16 juillet 1954 relatif à l'éclairage et à la signalisation des véhicules

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